DEMOCRACY OR NOT DEMOCRACY ?

Antidémocratique. Lundi, l’actualité démarrait bien fort : la primaire de la gauche a été entachée par un décompte suspect. Malgré les 400.000 voix supplémentaires apparues entre dimanche soir et lundi matin, les scores en pourcentage des candidats sont restés identiques. Benoît Hamon, annoncé vainqueur, a conservé la première place devant Manuel Valls, bien que l’absence de données recueillies par chacun des candidats ne permettait pas d’approfondir les analyses.

Démocratique. Le jour même heureusement, un fait plus juste a eu lieu : Claude Guéant a été condamné en appel à deux ans d’emprisonnement – dont un an ferme et un an assorti d’un sursis avec mise à l’épreuve. L’ancien chef de cabinet de Nicolas Sarkozy (lorsque ce dernier était Ministre de l’Intérieur) s’est englué dans une affaire de primes en liquide. Pourtant, le grand homme ne risque pas de dormir en prison : les peines inférieures à deux ans de prison sont le plus souvent aménageables. L’amende de 75 000 euros et l’interdiction d’exercer pendant cinq dans la fonction publique ont toutefois été prononcées en première instance à son endroit.

Antidémocratique. Mardi, le président des États-Unis Donald Trump a commencé sa première semaine à la Maison Blanche en marquant une franche rupture avec son prédécesseur, notamment en annulant des mesures dont le gouvernement Obama avait fait ses priorités. De l’avortement à l’Obamacare, en passant par le commerce international, Mister Trump a torpillé bon nombre de traités, terminant par un joli coup de pied à l’encontre de la presse, « qui ferait mieux de se taire » d’après lui.

Démocratique. Mercredi, une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet national financier des chefs de détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délit, contre François Fillon. Un fait rassurant, quand on sait que l’ex-premier ministre, d’après les révélations du Canard Enchaîné, a employé sa femme Penelope en tant qu’assistante parlementaire durant plusieurs années… Pour un salaire de 500 000 euros. Pour autant, le candidat a déclaré qu’ il ne renoncerait à être candidat à la présidentielle que s’il était mis en examen.

Espérons que ces gouvernements à la main généreuse, opposés à la critique et ne se remettant jamais en question ne nous gâchent pas le week-end avec quelques pépites antidémocratiques…

Pegah Hosseini

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