L’ÉCOSYSTÈME DE LA DÉBROUILLE PARTIE II

Abou, Sarah et Anthony sont 3 jeunes créateurs d’entreprises respectivement âgés de 23, 19 et 30 ans. Leur point commun ? Ils n’ont pas beaucoup de moyens mais entendent tout de même mener à bien leurs projets. Dans le premier épisode nous vous racontions l’histoire d’Abou, qui souhaitait lancer sa propre marque de vêtements. Cette fois-ci nous vous connectons à l’histoire de Sarah, une jeune étudiante qui souhaite lancer sa propre application mobile.

Sarah a 19 ans et habite la banlieue lyonnaise. Comme beaucoup de jeunes de sa génération, elle ne peut se passer de son smartphone. Ses repas, ses sorties, ses voyages, toutes les occasions sont bonnes pour partager ses petits plaisirs du quotidien avec ses « followers » sur les réseaux sociaux. Très connectée, elle se dit qu’elle pourrait joindre l’utile à l’agréable en créant sa propre application mobile. Avant de se lancer elle a voulu prendre quelques conseils auprès d’une professionnelle. Voici ce qu’elle a appris.

La conception

Chose importante à savoir : 1 seule application téléchargée sur 4 est réellement utilisée. Afin d’éviter de grossir le nombre des applications inutiles, une bonne étude de marché est nécessaire pour tester son service. L’application mobile doit correspondre à un besoin particulier ou du moins améliorer une demande existante. Une bonne appli propose un concept innovant certes, mais également une très bonne expérience d’utilisation (« user experience »). Une fois l’idée trouvée il faut ensuite la conceptualiser en rédigeant un cahier des charges. Ce document permettra de définir l’aspect général, les rôles et toutes le fonctionnalités du site.

La réalisation

Deux compétences sont essentielles à la réalisation de ce projet : la maîtrise du développement et celle du web design. À moins qu’elle ne soit elle-même une « geek », la jeune fille va devoir trouver un développeur Ios/Androïd et un designer mobile sans se ruiner. Pour cela elle peut proposer à un étudiant de l’accompagner dans son projet. La France dispose d’établissements proposant de très bonnes formations à l’instar de l’école 42, récemment sacrée meilleure école de codes du monde par la plateforme de programmation informatique ludique CodinGame ou même Epitech, basée dans plus de 10 grandes villes du pays. À savoir qu’un professionnel déniché sur un site de recrutement lui demandera en moyenne 10.000 euros pour cette même prestation.

La valeur ajoutée d’une application mobile réside souvent dans ce qu’elle a de plus fonctionnel qu’un site internet classique. La géolocalisation et le paiement mobile sont tout autant d’options qui, par le gain de temps qu’elles procurent, ont contribué au succès de startups mondialement connues telles qu’Uber, Tinder ou plus proche de nous Blablacar et Happn (cocorico !).

La diffusion

Une fois son application finalisée, il faut la proposer aux utilisateurs afin qu’ils puissent la télécharger. Afin de se faire, Sarah va devoir la mettre en ligne sur une « market place ». Les plus connues d’entre elles App Store et Play Store lui proposeront des solutions allant d’une vingtaine à une centaine d’euros selon les package proposés.

Pour finir la jeune lyonnaise se demande comment elle va pouvoir rentabiliser son service. Pour cela plusieurs piste sont possibles :

-La publicité, la solution la plus classique qui nécessite cependant de pouvoir justifier d’une certaine audience
– Rendre payant le téléchargement de l’application
– Proposer un service premium
– Se rémunérer en «B to B», c’est-à-dire faire payer son service aux professionnels qui utilisent votre service.

Sur Argot, suivez d’autres exemples de lancement d’application réussies avec l’histoire de Raodath Aminou, co-fondatrice de l’application mobile Optimiam, qui lutte contre le gaspillage alimentaire en proposant aux utilisateurs de son service d’obtenir des réductions sur les invendus auprès d’un réseaux constitué de plus d’une centaine de commerçants en France.

Illustration Youssouf Kifia

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