LE CHANGEMENT, C’EST MAINTENANT. ENFIN, ÇA DÉPEND POUR QUOI.

Un tournant a eu lieu dans l’histoire de la Vème République cette semaine : pour la première fois, le candidat de la droite à l’élection présidentielle serait devancé par la représentante de l’extrême droite dans la population agricole. D’après un sondage Cevipof pour Le Monde, au premier tour de l’élection présidentielle (le dimanche 23 avril) Marine Le Pen (Front National) serait créditée de 35 % des intentions du vote agricole – soit un niveau identique à celui que les listes du FN avaient recueilli aux élections régionales de décembre 2015.

De son côté François Fillon, le candidat LR à l’élection présidentielle, est convoqué par les juges d’instruction aux fins de mise en examen le 15 mars. « Au-delà de la procédure judiciaire, c’est au peuple français et à lui seul que j’en appelle désormais. Seul le suffrage universel et non pas une procédure menée à charge peuvent décider qui est le prochain président de la République. Je ne céderai pas, je ne me rendrai pas, je ne me retirerai pas. Au-delà de ma personne, c’est la démocratie qui est défiée » a-t-il déclaré. Aujourd’hui, place du Trocadéro, il a admis devoir des « excuses » aux manifestants venus le soutenir. Un « très grand » et « beau geste » envers la population française.

Attention aux produits qui nous entourent : pour la deuxième fois, mardi 28 février, la Commission européenne a tenté de soumettre au vote des pays membres de l’Union européenne sa définition controversée des perturbateurs endocriniens, présents dans de nombreux produits du quotidien. Car ces substances chimiques qui inondent nos gels douche, nos crèmes de beauté, nos détergents ou nos canettes alimentaires perturbent le système hormonal et peuvent générer maladies et anomalies potentiellement graves. Une inquiétude pour les Français, qui estiment que cette question constitue l’une des priorités les plus fortes de lutte en termes de santé publique.

Bien loin des élections françaises, de cette Europe qui coule tranquillement tel un célèbre grand paquebot, jeudi, les forces du régime de Damas ont repris la ville historique de Palmyre aux jihadistes de l’EI. Une perte qui constitue un nouveau revers militaire pour le groupe terroriste, en difficulté à Mossoul et Raqqa. Une maigre consolation, quand on sait que quelque 66.000 Syriens ont été déplacés par les récents combats. D’après un communiqué publié par le Bureau des Nations unies pour les Affaires humanitaires ce dimanche 5 mars, « Ce chiffre inclut près 40.000 personnes déplacées d’Al-Bab et de la ville voisine de Tadef, et 26.000 autres issues de localités de l’est d’Al-Bab ».

Pegah Hosseini

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